Writing His First Words

Le premier mot de Stevenson

Stevenson, 7 ans, Haïti

Le programme FWAL a été lancé pour protéger les centaines d'enfants qui avaient perdu leurs parents dans le tremblement de terre. Pour accueillir ces nombreux enfants, nous avons construit la maison des bébés Sainte-Anne et le foyer Saint-Louis.

Ces maisons sont le foyer d’enfants déplacés suite au tremblement de terre qui a ravagé Haïti en 2010. Aujourd'hui, plus de 180 enfants de moins de 14 ans y reçoivent des soins, une éducation et une formation spirituelle, dans le respect de la tradition fondée sur l’amour que prône Sainte-Hélène, notre foyer de Kenscoff en Haïti. Devenus adultes, un grand nombre d’enfants de Sainte-Hélène travaillent comme éducateurs et enseignants auprès de cette nouvelle génération d'enfants de NPFS.

Stevenson est un garçon de 7 ans qui est arrivé au foyer Saint-Louis en juillet 2010. Les cinq frères de Stevenson vivent avec leur père à la Cité Soleil, l'un des bidonvilles les plus pauvres de la capitale Port-au-Prince. Sa mère est morte en 2006 et, après le tremblement de terre de 2010, le père avait d’énormes difficultés à s'occuper de ses nombreux enfants. Aussi a-t-il demandé à FWAL d'accueillir Stevenson en raison de ses besoins particuliers.

Stevenson souffre d’une atrophie des muscles oculaires. Il ne peut pas bouger les yeux et ses pupilles se dilatent difficilement. De ce fait, il est pratiquement aveugle. Lorsqu'il est arrivé à la maison d'enfants du FWAL, Stevenson est entré à l'école primaire locale, mais l'on s’est vite aperçu que l’endroit était mal adapté à ses besoins. Il lui fallait un enseignement spécial qui tienne compte de ses déficiences visuelles. Aujourd’hui, Stevenson va dans une école pour enfants non-voyants et malvoyants à Port-au-Prince et il est en deuxième année de maternelle. Les frais scolaires s'élèvent à $150 par an et $10 par mois.

À Haïti, le système d'enseignement général est axé sur un apprentissage classique, basé sur la répétition. La plupart des classes sont surpeuplées, et c’est aussi le cas dans les écoles pour enfants présentant des besoins particuliers. Bien que les classes soient plus petites à l'école de Stevenson, les enseignants n’ont pas le temps d’accorder aux enfants une attention personnalisée.

La maison d'enfants Saint-Louis du programme FWAL, où réside Stevenson, se trouve près de l’hôpital où il peut recevoir rapidement des soins si nécessaire. C'est aussi là que travaille Mademoiselle Bridget, une infirmière volontaire américaine du FWAL, qui est avec nous depuis plus d'un an. Stevenson et Mademoiselle Bridget ont une relation très spéciale, parce qu'elle lui donne des bonbons, mais aussi parce qu'elle est à la fois gentille, douce, amusante, sérieuse et fiable !

Après son entrée à l'école pour enfants malvoyants, Stevenson faisait peu de progrès en lecture. Mademoiselle Bridget a décidé de lui apprendre l'alphabet. Tous les après-midis quand il rentrait de l'école, ils s'asseyaient ensemble pour apprendre deux nouvelles lettres. Mademoiselle Bridget les écrivait en grand sur une feuille de papier et répétait les deux lettres jusqu'à ce que Stevenson les sache.
La plupart des enfants auraient été épuisés après une longue journée, mais pas Stevenson. Il était avide d'apprendre. Il frappait dans les mains et sautait de joie en criant le nom de Mademoiselle Bridget, et quand il la voyait, il lui affirmait qu'il était prêt à apprendre deux nouvelles lettres. En peu de temps, Stevenson a appris un grand nombre de lettres et, à chaque fois qu'il en connaissait de nouvelles, il pouvait écrire de nouveaux mots.

Donner et recevoir: qu’y a-t-il de plus merveilleux que de traduire une affection mutuelle en actes concrets. Du côté de Mademoiselle Bridget, en apprenant à reconnaître, comprendre et copier les lettres, et pour Stevenson, en étudiant et en apprenant son alphabet. À la fin d’une des leçons, Stevenson a voulu écrire son premier mot: BRIDGET.


En devenant parrain ou marraine, vous pouvez aider Stevenson ou un autre enfant d'un foyer de NPFS.